Ces films sont tous nominés dans la catgorie du meilleur film.
The Host
La vie des Autres
Le Bal des Vampires (1968)
Lettres d'Iwo Jima
El verdugo (le bourreau) (1963)
Boulevard de la mort
Une jeunesse chinoise
Les Fantômes de Goya
Les Promesses de l'Ombre
Persépolis
Mon frère est fils unique
Le deuxième Souffle
La Graine et le Mulet
Les Deux Mondes
7H58 Ce samedi là
La Ruée vers l'Or (1925)
L'homme sans âge
Comme c'est la tradition, je vous présente mes meilleurs voeux pour 2008.
Je vous offre un nouveau court métrage avec Jacques Villeret et Pierre Richard.
Régalez vous bien.
Voici le cadeau que je fais à mes lecteurs. Un court métrage de Patrice Leconte avec le regretté Jacques Villeret. Laissez vous transporter tant par les mimiques du comédien que par le Boléro de
Maurice Ravel.
Dimanche 23 décembre 2007
Un port, une caméra, un couscous. Voilà résumé l'univers du film. La simplicité semble être le maître mot d'Abdellatif Kechiche. Ne dit
on pas que les plus belles choses sont les plus simples? C'est assurément l'impression que l'on a en ressortant de la salle. La graine et le Mulet ou
quand_Kechiche_réinvente_le_cinéma_pour_le_plus_grand_plaisir_de_ses_trop_peu_nombreux_fans.
L'histoire est simple, elle pourrait d'ailleurs se transformer en fable. Slimane Beiji, modeste ouvrier de 61ans est licencié du chantier ou il travaillait. Père de
famille divorcé il est resté très lié avec ses enfants mais aussi avec son ex-épouse qui prépare le meilleur couscous du littoral. Soutenu par sa belle-fille (l'époustouflante
Hafsia Herzi) et ses voisins, il se lance dans une improbable aventure: ouvrir un restaurant sur une péniche pour y servir le couscous de son ex-femme.
L'univers de Kechiche est simple et sans paillettes. Des décors naturels. Des acteurs non-professionnels pour ajouter une touche de naturel. Des scènes filmées en gros plan
afin de permettre au spectateurs de s'imprégner de l'ambiance et de l'odeur de ses scènes. Car c'est bien là où réside le pouvoir de ce film. On n'est plus dans le cinéma mais dans la vraie vie,
celle des gens simples qui vivent une histoire.
Un film à voir absolument.
Les retrouvailles Cronenberg / Viggo Mortensen s'annonçaient torrides. Elles ont tenu leurs promesses ( ça, c'est fait). Cette plongée au coeur de
la mafia Russe de Londres se déroule lentement mais surement. Là, je tiens à vous mettre en garde. Les Russes du film sont du genre Old School , j'entends par là qu'ils ne
trravaillent qu'à l'arme blanche... Ames sensibles, s'abstenir...
Hormis ces petits tracas sanguins, on peut dire que Cronenberg mène son affaire avec la rigueur qu'on lui connaît et parvient à tirer le
meilleur de ses acteurs. Vincent Cassel en fils prodigue et Viggo Mortensen en faux mafieux plus vrai que nature. Les Promesses de l'ombre ou
comment-sortir-de-l'enfer-quand-on-s'y-est-mise-toute-seule, n'est-ce-pas-Naomi-Watts demeure un film plaisant à regarder, bien rythmé et à la technique maîtrisée. Sans dout un poil long
mais les temps d'attente ne durent guère longtemps.
Et ça continue fort avec un deuxième film. Je tiens à rassurer certaines personnes afin qu'elles ne perçoivent aucune forme d'envie quelconque à le lecture du titre.
Mon frère est fils unique est donc un film Italien, sans prétention et plein d'humour qui se laisse regarder avec une certaine forme de délectation. La réussite de ce film se base
principalement sur les acteurs Italiens, tellement caricaturaux mais tellement drôles. C'est bien conu, l'Italien hyperbolise, parle avec ses mains et s'énerve pour un rien. Et c'est là où réside
le principal succès du film. Film simple et sans prétention, sinon celle de faire passer aux cinéphiles avertis (et il faut l'être pour trouver une salle qui diffuse ce film) un agréable
moment.
Allez, c'est promis: avant la fin de l'année, je me refais un Chinois. Le prochain qui passe et qui dure moins d'un heure trente, il est pour moi. Parole.
Et on commence fort avec ni plus ni moins que la critique du Deuxième Souffle de Corneau. Là, vous avez
le choix entre le remake du film de Melville ou la deuxième adaptation du roman de José Giovanni. Difficile après ça de rater son film, qui plus est si l'on se nomme Alain Corneau. Et bien
rassurez vous car... ce n'est pas le cas. Le film n'est certes pasexceptionnel mais il vaut tout de même le détour.
Il serait inutile d'évoquer le scénario et les dialogues puisqu'ils sont calqués tant sur le livre que la première adaptation, ce qui est évidement un gage de réussite. Pas folle la guêpe...
Attardons nous plutôt sur les acteurs, si variés soient ils.
-Daniel Auteuil. Mouais. Il n'a évidemment pas le même registre que Lino Ventura mais s'en tire pas trop mal ds son rôle de gangster de retour à la vie au grand air et en proie au doute et à la
calomnie. Du bon Daniel Auteuil.
-Michel Blanc. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça aurait pu être pire. Difficile en théorie pour un bronzé de s'illustrer dans film noire, tant les registres sont différents. Et
pourtant, il ne s'en tire pas trop mal avec ses sarcasmes et l'ironie qui sied à son personnage. On peut regretter qu'il ait trop tendance à ironiser et à oublier que si le film est un film
noir, ce n'est pas pour rien...
-Monica Belluci. Très "dangeureuse physiquement" et teinte en blonde pour l'occasion (pas d'humour mal placé je vous prie, ce n'est pas le genre de la maison...) la belle italienne n'est pas
exceptionnelle mais joue très bien les femmes éplorées qui sent que tout lui échappe. Je serais bien aller la consoler, mais le cinéma ne le permet pas.
-Eric Cantona. Lui non plus ne s'en tire pas trop mal dans son rôle d'ami fidèle doux comme un agneau mais qu'il ne faut pas chauffer (rôle sur mesure quand on connaît l'homme). Si il a
quelquefois du mal à articuler ses répliques, son accent Marseillais et sa carure de footballeur font le reste.
-Jacques Dutronc. Un petit rôle mais qu'il digère fort bien avec sa gueule naturelle de truand et son sourire enjoleur.
-Nicolas Duvauchelle. sa troublante ressemblance physique avec Delon jeune (pas surprenant pour un remake de Melville) en fait une bonne surprise de ce film. Un acteur qui monte...
-Gilbert Melki. Voilà encore un acteur qui monte et qui se démarque de plus en plus des rôles comiques de ses dévuts (La vérité si je ments). Lui aussi semble gravir un à un les échelons du
cinéma Français. Si l'on ajoute que c'est le sosie occulaire de Charles Aznavour (sisi, je vous assure), voilà qui devrait rapidement l'emmener tout au bout de la terre...
Parlons maintenant technique. Si la musique de Bruno Coulais est excellente (merci Vivaldi) et la photographie très "crépusculaire" mais néanmoins parfaitement adaptée au film
d'Yves Angelo, il n'en va pas de même pour les effets spéciaux trop "matrixés" et inharmoniques à souhait. C'est là le gros point noir du film. Pour le reste, c'est parfaitement regardable,
vous pouvez donc y aller sans risques.
Vos avis