Toujours dans l’optique de vous faire découvrir ma petite bourgade, je vais maintenant attirer votre attention sur un poète qui y a séjourné six années durant. Comme vous l’avez deviné en lisant le titre, il s’agit bien de Jean-Marc Bernard.
Jean-Marc Bernard vit le jour à Valence le 4 septembre 1881. A la mort de son père, en 1902, sa mère s mère vint s’installer à Saint Rambert tandis que lui retournait à Valence, qu’il avait quittée pour ses études. De nature influençable, il adhère aux idées politiques d’un dénommé Raoul Monier. Cette personnalité influençable se ressent dans ses écrits de l’époque puisque l’on remarque un certain classicisme, efficace mais sans grand génie pour autant.
L’année 1909 marque un tournant puisqu’il vint s’installer chez sa mère, à Saint Rambert d’Albon (une plaque commémorative est encore présente sur l’appartement du 21 Rue de Marseille) donc, et va commencer à s’émanciper intellectuellement. Le logement maternel servait de repère à son petit monde d’écrivains parmi lesquels se trouvait Francis Carco. Ce petit groupe refaisait le monde intellectuel et animait plusieurs revues littéraires. Jean-Marc commença à publier ses premiers recueils poétiques. Sa notoriété commençait à s’étendre grandement jusqu’à ce que la Grande Guerre éclate. Il s’engagea et fut envoyé en Artois, sous un fort bombardement ennemi. C’est là qu’il publie son principal poème, De Profundis, que je vous détaillerai dans mon prochain article. Ce poème lui promettait une renommée nationale mais il n’eut pas le temps d’en profiter puisqu’un obus l’anéantit le 8 juillet 1915.
L’Académie Française a publié l’ensemble de son œuvre en 1923 et Valence, Vienne et même Lyon (j’ai bien vérifié) ont donné son nom à une de leurs rues.
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