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Samedi 8 mars 2008

Comme tout blogueur qui se respecte, je voudrais remercier mes lecteurs.

 

Merci.

 

Voilà qui est fait.

Toutefois, en consultant mes statistiques sur la provenance de mes visiteurs, je n’ai pu m’empêcher d’y noter quelques bizarreries. Je tenais donc à « remercier » particulièrement certains de mes visiteurs.

 

-       Merci aux cinéphiles avides de curiosité et notamment ceux qui s’intéressent à Crimes à Oxford. Merci et Bienvenue à vous.

-       Merci aux amateurs de cyclisme qui recherchent des infos sur certains coureurs.

-       Merci aux curieux, en mal d’énigmes. Je vais essayer de vous combler.

-       Merci également à mes admirateurs (admiratrices ?) personnels, ceux qui tapent Julien sur Google. Je vous aime aussi, fans fidèles. A ce propos, Julien ne prend pas de « s » car je suis bien évidemment parfaitement Unique.

-       Merci enfin à ceux qui ne passent pas par Google pour me rendre visite.

 

Je vais maintenant m’adresser à une poignée d’irréductibles visiteurs. Figurez-vous que quelques individus sont venus sur mon blog dans l’espoir d’y trouver Natacha Lindinger nue. Véridique. Mais il y a pire. Un hurluberlu m’a rendu visite en s’attendant à ce que je lui donne des potins sur Guillaume Canet. Me faire ça à moi. Je précise que le moindre compliment sur cet acteur fera l’objet d’une censure immédiate. Pas de ça chez moi. Mais le pire est à venir…

Car il y a eu bien pire. Le croiriez-vous si je vous disais que l’on a atterri chez moi dans l’espoir d’y…purger son foie ? C’est la triste vérité. Mais quelle mouche a donc piqué cet « être » pour oser penser une telle chose ? Il tape « purger son foie » sur Google et c’est moi qu’il vient voir…

Est-ce que j’ai l’air d’être alcoolique ? Non mais dans quel monde vivons-nous ?

Pardon ? Ah ! Jack, tu ne pouvais pas me dire plus tôt que c’était pour toi ? 

par Julien publié dans : Délires Schizo Maniaco Psychotiques communauté : Les blogopotes de Cali
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Vendredi 7 mars 2008

Comme convenu, je poursuis mon feuilleton sur le glorieux passé d’Albon et de ses environs. Commençons donc par le commencement : Rome.

 

Comme vous le savez sans doute, la Gaule a été soumise par les légions de l’ami Jules en 52 avant JC. Oui mais en l’occurrence, ça ne nous concerne pas pour la simple raison que cette région  était romaine depuis la victoire du général Quintus Fabius Maximus sur les Allobroges en 121 avant JC. Dès lors, la région se trouva incorporé à la province Romaine de la Narbonnaise pour devenir, sous Auguste, la province Viennoise.

Passons l’époque romaine et les invasions barbares (excellent film, soit dit en passant) et Burgondes pour se retrouver avec l’ami Charles 1er le Grand (Charlemagne) et ses trop nombreux descendants. Louis Le pieux (ou le débonnaire), le fils du grand Charles, hérita de cette région et en fit don en 839 à son fils Charles Le Chauve, avant de retransmettre l’affaire à son autre fils Lothaire lors du traité de Verdun de 843.

Après un nouveau partage, ce fut Charles de Provence qui hérita de ces terres. Au décès de ce dernier, le Royaume de Bourgogne (celui dont je vous parle depuis le début) fut cédé à Lothaire II, le fils du 1er et le frère de Charles (de Provence, pas le Chauve). Malheureusement pour lui, il ne vécut guère longtemps et la question de la répartition se posa. Trois candidats semblaient naturels: Girard de Roussillon, le comte de vienne ; Charles le Chauve (encore lui), le « Roi de France » ou Louis le Germanique, roi de Germanie et accessoirement troisième fils de Charlemagne (Y avait l’air d’avoir une de ces ambiances entre les frangins…).

Le Chauve prit les armes et les devants en s’emparant de Vienne en 872, avant de tout léguer à son fiston, lequel fut incapable de régner convenablement. De nombreux comtes et membres du clergé se réunirent alors en concile au « château de Mantaille » (Quand on voit ce qu’il en reste, on ne peut que sourire en employant ce terme) pour finalement confier le Royaume de Provence au Comte Boson de Vienne. Vous avez tout compris ? Non ? Rassurez vous, cette période ne s’appelle pas le chaos Mérovingien pour rien.

Après quelques soubresauts, le Royaume prit le nom de « Royaume d’Arles et de Vienne » et devint une dépendance de l’Empire Germanique. Il lui fut même officiellement cédé en 1032 par Rodolphe III le fainéant. Entre temps, la noblesse terrienne s’était renforcée et avait, avec l’aval de l’Eglise, prit la direction de la région. On peu sans risque parler d’anarchie. Le puissant Evêque de Vienne confia alors les clés à Humbert, le comte de Maurienne et à Guigues, seigneur de Vion (Tournon) mais contraint d’aller s’installer à Albon.

 

L’air de rien, ce brave ecclésiastique venait inconsciemment de donner naissance au  Dauphiné et la Savoie.   

par Julien publié dans : En passant par chez moi communauté : Les blogopotes de Cali
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Jeudi 6 mars 2008
En rangeant mes affaires, j’y ai trouvé ce petit exercice d’écriture. J’ai pensé que ce serait amusant de le publier. Le but de l’exercice était de trouver 1 mot puis d’en ajouter 11 autres de sonorités identiques. Il fallait ensuite composer un texte assez court avec ces 22 mots.

 

Hiver                 --      Pivert

Salamandre        --      Scaphandre

Cuir                  --      Plaisir

Maison              --      Nylon

Zèbre                --      vertèbre

Xylophone         --      consonne

Scaphoïde          --      astéroïde

Grippe               --      tulipe

Drosophile         --      ductile

Ectoplasme        --      fantasme

Aurore               --      Oxymore

 

Par une belle journée d’hiver, une salamandre toute de cuir vêtue se présente devant la maison d’un brave zèbre :

 

-Que me vaut le plaisir d’une telle visite ? fit le bel animal au plumage de nylon.

-Sachez avant tout qu’il m’est fort désagréable de devoir interrompre si brusquement ma séance de xylophone.

-Loin de moi l’idée de vous prendre en grippe, mais avez-vous vu l’astéroïde troubler l’aurore matinale ?

-Vilain ectoplasme ! Supprimez les consonnes et cessez vox oxymores ! beugla l’équidé.

-Ne vous comportez pas comme une drosophile, ayez l’esprit ductile et sortez de vos fantasmes.

 

Sur ces mots, passe un pivert qui, alourdi par son scaphandre, pique sur une tulipe et se brise et les vertèbres et le scaphoïde.

 

A ma grande surprise, l’enseignante a adoré. Je me disais bien que cette prof avait un grain...

par Julien publié dans : Délires Schizo Maniaco Psychotiques communauté : Les blogopotes de Cali
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Mercredi 5 mars 2008

C’est bien le titre du dernier opus de Tim Burton, le réalisateur à l’univers bien particulier. On pourrait aisément dire de lui qu’il est au cinéma Américano-britannique ce que Jean-Pierre Jeunet est au cinéma hexagonale. Ils ont d’ailleurs tous les deux des acteurs fétiches et c’est ainsi que l’on retrouve fort logiquement Helena Bonham Carter (Madame Burton) et Johnny Depp. Un Johnny Depp que l’on peut entendre pousser la chansonnette puisque ce film n’en est pas vraiment un mais plus un Musical. Ce n’est pas pour autant une comédie musicale puisque l’histoire n’est pas vraiment comique en fait. J’ai toujours un peu de mal à classer les films de Burton. Ils sont tellement spéciaux que Burton est un genre à lui tout seul.

Revenons au film, voulez-vous. L’histoire est une légende urbaine plusieurs fois adaptée à l’écran et sur scène. Il s’agit d’un barbier qui revient à Londres après s’être sorti des geôles d’où l’avait envoyé un juge qui avait des vues sur sa jolie épouse. Le barbier jure de ce venger, s’associe avec une cuisinière peu douée et un chouia amoureuse de lui, remonte un atelier grâce à la « bienveillance » (ceux qui ont vu le film apprécieront) d’un ancien confrère (joué par Sasha Baron Cohen, alias Borat). Après quelques gorges rasées en profondeur (L’isolement a rendu Johnny Depp un poil aigre et légèrement psychopathe) et de « délicieuses » tourtes (Helena Bonham Carter sait trouver les bons ingrédients pour relever ses plats), le spectateur ressort de la salle avec un sentiment étrange.  Le sentiment que ce film est double. On peut n’y voir qu’une histoire vue et revue en long, en large et en travers dans des dizaines de films. Mais on peut également y observer une certaine forme de dérision et de cynisme propre à Burton.

 

Comme toujours avec Burton, ses fans adoreront et ses détracteurs s’ennuieront. Tant pis pour eux car ce film a une touche en plus, ce qui en fait l’un des meilleurs de l’auteur.

 

PS : Ma sœur me signale qu’on ne dit pas « Johnny Depp » mais « le Talentueux et Magnifique Johnny Depp »…

par Julien publié dans : Cinéma communauté : ciné-blogs
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Mardi 4 mars 2008

Amis lecteurs, j’ai mis votre patience à rude épreuve mais cette fois, c’en est terminé. Je vais enfin vous livrer l’explication tant attendue du mystère de la Tour d’Albon.

 

 

 

Je crois qu’il est bon de commencer par un petit topo géographique. Le village d’Albon est situé à l’extrême Nord du magnifique département de la Drôme. La tour est située sur une colline donnant une vue imprenable sur les plaines environnantes et permettant un meilleur contrôle des environs et notamment des « Terres froides ».

 

Le village d’Albon doit son nom à Albus, le centurion Romain qui a hérité des mains de Jules César de ces terres. On peut ajouter qu’il en fut de même pour Anneyron avec Annarius.

 

La suite de l’histoire est un peu floue et c’est pourquoi je me permets cette ellipse pour en arriver directement à l’émergence de la famille Guigues au IXième siècle. D’où viennent-ils ? On ne le sait pas trop. Cette famille va par le biais d’alliances avec le clergé et de mariages (pas avec le clergé, faut suivre) gagner en puissance et en influence sur la région. Ces différentes alliances vont permettre aux Guigues de se proclamer « Comtes par la grâce de Dieu » auprès du puissant clergé de Vienne. Un comte digne de se nom se doit donc de vivre dans une demeure qui sied à son rang. Et c’est ainsi que, vers la fin de XIième siècle, débutèrent les travaux de ce qui allait devenir l’une des toutes premières forteresses construite en pierre de la région.

 

On parle bien de forteresse car il y avait une enceinte triangulaire de 300m de base et environ autant de hauteur. Au sommet et aux deux angles de base, une tour : celle du sommet nous reste. Au milieu de chacun des côtés du triangle, une porte fortifiée.  Cette n’était pas le donjon du seigneur mais ni plus ni moins qu’un…vulgaire grenier. Et oui. Point de Guigues dans cette bâtisse, pas plus que de complots, d’accords secrets, de princesses aux interminables chevelures dorées ou de dragons en manque de chaire humaine. Simplement du grain. Pas trop déçus ?

 

 

 

Comment sommes nous passés d’une importante forteresse à cette misérable Tour ? La réponse est d’ordre religieux. Albon était devenue un centre Réformiste assez actif à tel point quel Gordes, le gouverneur du Dauphiné décida en 1576 de raser ce lieu. Il fit appel aux hommes d’un village voisin pour accomplir cette besogne, lesquels eurent le bon goût de nous en laisser un morceau.

 

 

 

Le site se visite en libre accès et n’en enst pas moins déplaisant. Notez que les sportifs et sportives aiment rejoindre ce lieu en vélo ou en courant et que certains y déposent même une trace de leur passage. Ainsi prend fin l’Histoire de la Tour d’Albon. Des questions ?

 

«Que s’est-il passé entre le XIième siècle et 1576 ? »

 

Ah ! Voici une excellente question à laquelle je répondrai vendredi…
Pour l'heure, je vous invite à regarder les photos de mon album en haut à gauche.

par Julien publié dans : En passant par chez moi communauté : Les blogopotes de Cali
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Lundi 3 mars 2008
Et encore une nouvelle rubrique. J'y évoquerai ma région et  quelques unes de ses merveilles avec  des photos (si j'en retrouve)  et des anecdotes histoires ça et là. Je commencerai dès demain (mardi) avec l'explication sur le pourquoi du comment du c'est où quela Tour d'Albon.
par Julien publié dans : En passant par chez moi communauté : Les blogopotes de Cali
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Lundi 25 février 2008
Ami lecteur, je dois m'absenter de la toile pour quelques temps mais je tiens par avance à t'annoncer le programme du mois de mars. Pêle-mêle, voici ce que tu trouveras: Un conte, des comtes, un baron, un barbier,  Mon facteur, un aviateur (peut-être deux) deux villes que tu ne connais pas et dont tu te contrefiches (et tu as bien raison),  du pétrole, des dollars, une hallucination , une  Tour et un idéal. Quel programme...
par Julien publié dans : Délires Schizo Maniaco Psychotiques communauté : Les blogopotes de Cali
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Mardi 19 février 2008
Et une énigme visuelle pour ce soir. Mais quelle est donc cette mystérieuse Tour au passé ô combien célèbre?

Sachez avant toute chose que cette photo est très récente puisqu'elle date de...l'après-midi. Et Oui. Votre fidèle serviteur a bravé le froid, le vent, les 3km de montée à 8% de moyenne, le raidillon final à 15%,  l'état désastreux de la route, les conseils peu avisés de son "guide" resté bloqué en 1990, l'armée de fauves carnaciers lancés à sa poursuite , l'ouragan,  un Dragon et...Oui? Que je cesse d'en rajouter? Bien.

Voici donc la photo mystère.
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par Julien publié dans : Histoire communauté : Les blogopotes de Cali
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Lundi 18 février 2008
Un peu de poésie dans ce monde brutal...

"Une femme est l'amour, la gloire et l'espérance ;
Aux enfants qu'elle guide, à l'homme consolé,
Elle élève le coeur et calme la souffrance,
Comme un esprit des cieux sur la terre exilé

 

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

 

C'est qu'hélas ! le hideux cauchemar qui me hante
N'a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,
Se multipliant comme un cortège de loups
Et se pendant après mon sort qu'il ensanglante !


Je vois s'épanouir vos passions novices ;
Sombres ou lumineux, je vis vos jours perdus ;
Mon coeur multiplié jouit de tous vos vices !
Mon âme resplendit de toutes vos vertus !


C'est beau n'est-ce pas? Oui, mais quels en sont les auteurs? Car c'est là toute la subtilité, cette poésie est un empilage de quatre poèmes d'artistes assez connus. J'ai gardé les strophes en l'état.
par Julien publié dans : Histoire communauté : Les blogopotes de Cali
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Lundi 11 février 2008

La voilà mon exclusivité. Je vous livre en avant-première mes impressions concernant un film dont la sortie est prévue le 26mars. Cette avant-première clôturait la semaine du film britannique. Semaine qui aura notamment vu votre serviteur remporter le Grand livre des Monty Python. La grande classe…

 

 

 

Mais revenons en à nos mystérieux crimes. Mystère. C’est le mot le plus adapté à l’ambiance du dernier film d’Alex de la Iglésia (un Crime Farpait). Cette enquête criminelle qui se déroule à Oxford –quelle perspicacité, je vous félicite- peut se situer à mi-chemin entre le Da Vinci Code et le Nom de la Rose.

 

 Qui peut donc commettre une série de meurtres imperceptibles  en laissant pour seuls indices les signes d’une mystérieuse suite logique ? C’est la question que vous vous poserez lorsque vous serez tranquillement assis dans vos fauteuils. Des suites logiques, une opposition de style entre un jeune étudiant Américain (Elijah Wood) et un vieux sage Anglais (John Hurt), la présence de l’énigmatique (et excellentissime) Dominique Pinon et une réflexion philosophique en toile de fond sont les ingrédients de ce Cluedo mathématique.

 

La logique est elle absolue ? Peut on apposer une équation à chaque problème et ainsi le résoudre mathématiquement ? La psychologie n’est elle pas le fruit d’une pensée arithmétique et bornée ? Voilà les questions soulevées par ce film qui sans être un chef d’œuvre reste tout à fait regardable. C’est d’ailleurs là que se situe le paradoxe de ce film. On passe outre l’histoire pour se plonger dans cette réflexion.

 

Les nombreuses pauses rythmant la narration permettent au spectateur de se concentrer sur l’énigme qui n’est pas si insoluble que ça, en particulier pour les germanophones quelque peu matheux. C’est le principal reproche que je fais au réalisateur. Avoir réalisé un film commercial malgré une excellente idée de départ et un très bon casting (Ah, ce Dominique Pinon !).

 

Malgré tout, n’hésitez pas à mettre le nez dehors pour voir ce film.

par Julien publié dans : Cinéma communauté : ciné-blogs
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