Dimanche 23 décembre 2007
Un port, une caméra, un couscous. Voilà résumé l'univers du film. La simplicité semble être le maître mot d'Abdellatif Kechiche. Ne dit
on pas que les plus belles choses sont les plus simples? C'est assurément l'impression que l'on a en ressortant de la salle. La graine et le Mulet ou
quand_Kechiche_réinvente_le_cinéma_pour_le_plus_grand_plaisir_de_ses_trop_peu_nombreux_fans.
L'histoire est simple, elle pourrait d'ailleurs se transformer en fable. Slimane Beiji, modeste ouvrier de 61ans est licencié du chantier ou il travaillait. Père de
famille divorcé il est resté très lié avec ses enfants mais aussi avec son ex-épouse qui prépare le meilleur couscous du littoral. Soutenu par sa belle-fille (l'époustouflante
Hafsia Herzi) et ses voisins, il se lance dans une improbable aventure: ouvrir un restaurant sur une péniche pour y servir le couscous de son ex-femme.
L'univers de Kechiche est simple et sans paillettes. Des décors naturels. Des acteurs non-professionnels pour ajouter une touche de naturel. Des scènes filmées en gros plan
afin de permettre au spectateurs de s'imprégner de l'ambiance et de l'odeur de ses scènes. Car c'est bien là où réside le pouvoir de ce film. On n'est plus dans le cinéma mais dans la vraie vie,
celle des gens simples qui vivent une histoire.
Un film à voir absolument.
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