Comme convenu, je poursuis mon feuilleton sur le glorieux passé d’Albon et de ses environs. Commençons donc par le commencement : Rome.
Comme vous le savez sans doute, la Gaule a été soumise par les légions de l’ami Jules en 52 avant JC. Oui mais en l’occurrence, ça ne nous concerne pas pour la simple raison que cette région était romaine depuis la victoire du général Quintus Fabius Maximus sur les Allobroges en 121 avant JC. Dès lors, la région se trouva incorporé à la province Romaine de la Narbonnaise pour devenir, sous Auguste, la province Viennoise.
Passons l’époque romaine et les invasions barbares (excellent film, soit dit en passant) et Burgondes pour se retrouver avec l’ami Charles 1er le Grand (Charlemagne) et ses trop nombreux descendants. Louis Le pieux (ou le débonnaire), le fils du grand Charles, hérita de cette région et en fit don en 839 à son fils Charles Le Chauve, avant de retransmettre l’affaire à son autre fils Lothaire lors du traité de Verdun de 843.
Après un nouveau partage, ce fut Charles de Provence qui hérita de ces terres. Au décès de ce dernier, le Royaume de Bourgogne (celui dont je vous parle depuis le début) fut cédé à Lothaire II, le fils du 1er et le frère de Charles (de Provence, pas le Chauve). Malheureusement pour lui, il ne vécut guère longtemps et la question de la répartition se posa. Trois candidats semblaient naturels: Girard de Roussillon, le comte de vienne ; Charles le Chauve (encore lui), le « Roi de France » ou Louis le Germanique, roi de Germanie et accessoirement troisième fils de Charlemagne (Y avait l’air d’avoir une de ces ambiances entre les frangins…).
Le Chauve prit les armes et les devants en s’emparant de Vienne en 872, avant de tout léguer à son fiston, lequel fut incapable de régner convenablement. De nombreux comtes et membres du clergé se réunirent alors en concile au « château de Mantaille » (Quand on voit ce qu’il en reste, on ne peut que sourire en employant ce terme) pour finalement confier le Royaume de Provence au Comte Boson de Vienne. Vous avez tout compris ? Non ? Rassurez vous, cette période ne s’appelle pas le chaos Mérovingien pour rien.
Après quelques soubresauts, le Royaume prit le nom de « Royaume d’Arles et de Vienne » et devint une dépendance de l’Empire Germanique. Il lui fut même officiellement cédé en 1032 par Rodolphe III le fainéant. Entre temps, la noblesse terrienne s’était renforcée et avait, avec l’aval de l’Eglise, prit la direction de la région. On peu sans risque parler d’anarchie. Le puissant Evêque de Vienne confia alors les clés à Humbert, le comte de Maurienne et à Guigues, seigneur de Vion (Tournon) mais contraint d’aller s’installer à Albon.
L’air de rien, ce brave ecclésiastique venait inconsciemment de donner naissance au Dauphiné et la Savoie.
très intéressant et captivant cet article historique
pour le château de Mantailles, en dehors de toi et moi il ne doit pas y avoir grand monde qui le connaisse et l'ont visité, ... du moins tenté !
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