Je suis le dernier. C’est à la suite d’une conversation avec mon frère que ce constat m’est venu. J’y ai longuement réfléchi et j’ai fini par me rendre à l’évidence. Il ne reste plus que moi et moi seul. Mais le dernier de quoi me direz-vous ? Et bien sachez que je suis tout simplement le dernier abruti à encore s’enthousiasmer en suivant les résultats cycliste. Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Le cyclisme professionnel. Rien qu’à l’évocation de ce terme, j’entends les premiers gloussements nerveux. Marrez-vous autant que vous voudrez, je ne bougerai pas d’un poil. Oui, je connais le nom du gars qui a terminé deuxième de la première étape de la Ruta del Sol et oui je peux vous narrer résumer le Tour du Limousin 2005. Et alors ? Sachez que rien ne me fera taire, pas même l’infâme MacQuaid. Et je persisterai dans ce chemin semé d’embûches et de chimères.
Oui, Yuri Trofimof a remporté l’étoile de Bessèges malgré un excellent Fédrigo et Thomas Voeckler a abandonné lors du Tour de Californie. Quelqu’un a-t-il quelque chose à reprocher à la bonne course de Mickael Delage au Tour Down Under ?
A moins que ce ne soit la 12ème place de Coppel au Mont Faron qui ne dérange ?
Et même un enlèvement des FARCs ne m’empêchera pas de croire que Pierre Rolland est l’avenir du cyclisme Français. Et j’en profiterai pour leur apprendre que si on ne voir pas Romain Feillu, c’est parce qu’il souffre d’une Toxoplasmose. Et s’ils m’interrogent sur Santiago Botero, je leur répondrai que c’est un imbécile de gros lourdaud plein d’EPO. Et si par malheur je croise Materazzi, je lui assène un bon coup de boule en lui disant que c’est pour fêter la victoire de Rinaldo Nocentini à Lugano. Quoi ? Qu’est-ce qu’il a à rire celui-là ? Le « cycliste Français » ne s’exporte pas ? Mais ma parole, il veut que je le satellise de la part de Denis Flahaut, Clément Lhotellerie et Aurélien Passeron !
Et qu’on n’essaie pas de m’apprendre que Thor Hushovd n’est qu’un sprinter.
Mais attendez, j’ai cru entendre un murmure. « Chez Astana, y a pas que les fonds qui sont douteux. ». Dans mes bras mon ami. Yoann Bruynel, Alberto Contador, Levi Leipheimer et l’équipe nationale du Kazakhstan nous offrent le champagne !
A peine le temps de trinquer que j’entends déjà un « En Belgique, hormis Boonen… » Mais il va faire une vol plané jusque dans sa tombe, cet ahuri. Et c’est Philippe Gilbert et Nick Nuyens qui la lui creuseront.
Et que je ne surprenne personne à louer les qualités d’un Christophe Moreau parce que là… je sors la HACHE.
Vos avis