Un peu d'aviation pour compléter ce blog. Je vais en effet vous parler d'un aviateur méconnu puisqu'il s'agit ni plus ni moins
de l'immense Jules Védrines.
D'accord, ce n'est pas le plus connu des aviateurs. Et pourtant.
Né en Seine Saint Denis en 1881, il a commencé par devenir mécanicien avant de finalement piloter de ses
propres mains. Il obtint son brevet de pilote en 1910 et c'est à partir de cette date que ses exploits commencèrent. Il commence par battre quelques records de vitesse puis finit par
s'intéresser aux records symboliques de distance. Classé comme pilote chevronné, il fit profiter aux autres casse-cou des ses talents et était entre-autre, l'instructeur de Georges Guynemer
avant que celui-ci ne tombe au combat. Il avait pourtant une particularité puisque ce brave homme allait déposer des espions derrière les lignes ennemies avant de les récupérer ensuite. Il
n'avait pas froid aux yeux.
Après la Guerre, il réussit le pari de se poser sur le toit des Galeries Lafayette malgré l'interdiction en vigueur.
Mais venons-en au fait qui nous intéresse tous: pourquoi est-il mentionné dans cette rubrique?
Et bien figurez-vous que ce brave homme n'a rien trouvé de mieux à faire, le 21 avril 1919, que de s'écraser dans ma petite
ville. Il allait inaugurer la première ligne de courrier aérien entre Paris et Rome lorsque son moteur a commencé à avoir des ratés.
Voici un témoignage que j'ai récupéré dans un livre sur ma commune (Histoire de Saint-Rambert d'Albon par Pierre Martin)
"Je vis vers dix heures et demi un avion qui tournait au-dessus de moi et qui avait l'air de vouloir atterrir ; à ce moment, il se trouvait à 300 mètres environ et, par larges spirales,
cherchait un terrain propice, chose qui, en cet endroit, est assez rare. Védrines avait sans doute une panne de ses moteurs, car on n'entendait aucun bruit ; il essaya sans doute de les faire
reprendre, mais en vain, car j'entendis les ratés qui se produisirent à ce moment-là.
Tout allait encore, et il allait vraisemblablement se mettre face au vent pour prendre son terrain, lorsque, dans son dernier virage, à 20 mètres de hauteur environ, avec vent arrière,
l'appareil parut pris dans un remous et fut plauqué au sol. Védrines ne fut sans doute à cet instant plus maître de son appareilet il ne put effectuer un demi-virage : l'appareil vint s'écraser
sur le sol parallèlement au sens du vent."
Ce que Pierre Martin ne précise pas, c'est le nom de l'appareil en question. Je serai assez curieux d'en apprendre plus.
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