Paul Thomas Anderson et Paul Dano. Ces noms ne m'évoquaient pas grand chose avant etbien je peux vous affirmer qu'ils vous
seront immédiatement familiers après avoir vu ce film. Le premier est celui du prometteur réalisateur de ce film. C'en est également le scénariste et coproducteur, ce qui permet au film d'être
plus personnel et bien sûr plus abouti. Le second nom est celui de l'acteur révélation du film - Daniel Day Lewis est depuis longtemps connu de nos services et sa superbe performance est plus
une confirmation qu'une surprise - du premier nommé. Il campe un petit prêcheur-guérisseur d'une communauté chrétienne et nous émerveille. Cet espèce de ton
post-ado-avorton-pas-encore-adulte-et-naïf-à-souhait lui sied parfaitement. Une vraie révélation mais exclusivement en VOST et pas en VF, celà va de soi.
L'autre surprise du film en est la bande son. Je tiens particulièrement à dénoncer John Greenwood, le compositeur . Quel est son crime? Celui d'avoir réussi des compositions très Kubrickiennes
et stridentes à souhait. Un régal pour les oreilles, le rythme et le maintien du suspens et de l'atmosphère tout aussi Kubrickienne. Car il y a du Kubrick dans ce film, c'est certain. Certain
comme l'assurance que Daniel Day Lewis est de la trempe des meneurs, ceux qui inspirent le respect d'un simple regard, d'un seul mouvement. Il a les épaules d'un chef, et s'en donne à coeur
joie.
L'histoire est un vrai régal pour quiconque en a marre des comédies romantiques et des films formatés à n'en plus pouvoir. Il est vrai que course à l'or noir aux Etats-Unis est propoce à ce
genre de cinéma, celui ou le héros solitaire, immoral et sans scrupules pense d'abord à lui avant de s'inquiéter des problèmes sociaux-culturels. C'est peut être pour ça que j'aime bien le
film...
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