Boon, mon coeur a moyennement fait boon. Et ouais, je me cite moi-même maintenant...Tout ça pour exprimer mon désaccord avec une grande
partie du public Français, 10 millions, pour le quantifier. Déçue qu'une trop grande partie de la population cède à la pression ambiante et à l'appel du Nord. je ne dis pas que le film est raté,
mais entre Astérix aux Jeux Olympiques et La Grande Vadrouille, il y a une marge. Le film fait probablement des bonnes comédies de ces dernières années mais en aucun cas il ne peut égaler
les comédies d'antan. Antan, l'époque ou les dialogues et le jeu des acteurs payait plus qu'un comique de situation usé et lourdingue à souhait. j'estime que sur 1h36 de film, je suis resté
accroché 50 minutes, soit le double habituel, je tiens à le souligner. Mais voilà, le film tombe lui aussi dans le comique formaté vu et revu à n'en plus pouvoir. Qu'est-ce qui diffère
alors? L'accent? Certes, mais pas de quoi m'occuper 1h30. Il y a bien sûr la subtile apparition de papy Galabru en rescapé du Pas-de-Calais dans les premières minutes qui nous
laisse envisager d'autres surprises. On peut également ajouter au rang des apparitions, la présence de Line Renaud en C***** , heu mère jalouse et possessive. Peut-être aussi Bosso, la
première fois qu'il intervient. Mouais.
En clair, c'est un film léger, pas désagréable mais sans plus.
Bonsoir Julien !
En espérant que tu vas bien, je viens passer mes nerfs chez toi... Euh... Aïe aïe aïe... Un film ?... Je ne trouve pas... Un téléfilm, oui. A partir de là, on peut trouver ça tout à fait divertissant, mais comme toi, il n'y a que les 50 premières minutes qui aient rempli cette fonction pour moi, et comme toi, je crains que ce ne soit déjà davantage que bien des tartineries franchouillardes récentes. Seulement la suite et fin m'a carrément mis en colère... Mais... Chhhht... Il ne faut pas le dire... Les accusations de snobisme ou d'intellectualisme risqueraient de fuser :-)
Sinon, pour ajouter un nom aux comédiens que tu cites, j'ai particulièrement aimé Stéphane Freiss dans sa courte prestation.
C'est le grand danger d'un tel film. J'en reviens à ce que je disais en clôture des Julien d'Or sur le rire. C'est le film piège qui nous fait oublier les comiques d'antan. Les temps changent
dit-on mais lorsque que je regarde un bon film des années 60-70 et que je le compare avec ceux d'aujourd'hui, je ne peux qu'être nostalgique d'un cinéma définitivement révolu. Ce qui me gène
surtout c'est la mauvaise interprétation du film qui risque de faire passer les Nordistes pour des sauvages tournant à la bière et parlant un charabia incompréhensible. Je ne veux pas changer
le monde mais changer DE monde. Celui-ci me désespère de penser.