Avec le retour des beaux jours, vient naturellement celui de l'épanouissement personnel. Et je profite de ce retour pour vous
faire part de la joie que me procurent mes pour l'instant trop peu nombreuses sorties cyclistes. Et...Oui?
-Excusez-moi monsieur le rédacteur mais normalement, on parle au pluriel à partir de deux entités et en l'occurence, ce n'est pas le cas concernant "vos" sorties cyclistes.
Merci Julien pour cette précision d'une utilité des plus importantes... Je disais donc que cette sortie de vélo, la première de la saison m'avait apporté beaucoup de joie. Ah le doux
plaisir de se retrouver seul sur sa terrible machine, elle qui sait aller vite mais qui fait sa fainéante en montée ou pire encore : lorsqu'il y a du vent. Et c'est là le drame car quand, comme
moi, on habite en vallée du Rhône, on se retrouve inéluctablement face à cette difficulté. Je ne parle évidemment pas d'une simple brise mais bel et bien de diaboliques bourrasques qui ont
certainement dû se passer le mot pour avoir ma perte. Mais il m'en faut plus pour m'impressionner.
-Si y avait autant de vent que ça, pourquoi n'es-tu pas resté à l'abri chez toi?
Bon, alors écoute Julien : si c'est pour me faire de telles remarques, tu es prié de t'abstenir ou de rester chez toi!
Je reprends, donc. D'autant que pour une raison totalement inconnu, j'ai décidé de bifurquer à droite du rond-point de Beaurepaire au lieu de partir à gauche, comme à mon habitude. On
a de ces idées parfois... Toujours est-il que je me suis retrouvé à 22 à l'heure sur une ligne droite interminable et secoué par une étrange force invisible qui ne pouvait être que d'inspiration
démoniaque. Mais c'est dans ces moments-là que le vélo provoque une transe métaphysique intense. un nombre incalculable de questions vient alors nous inonder l'esprit. Qui suis-je? A quoi
sers-je? Que fais-je ? Où suis-je? Qu'est-ce qui m'a pris de sortir cet après-midi? Fallait-il que je sois à ce point stupide pour prendre à droite? Qu'est-ce que c'est que ce sport
débile et fatiguant? A quoi cela sert-il de partir d'un point pour y revenir 2-3-4 heures après en étant crevé? Mais pourquoi ne suis-je pas resté chez moi?
-Ah, je savais bien que...
-JULIEN, TU SORS!
En résumé, le vélo, ce n'est que du bonheur.
A suivre...
bonne soirée papy juju
M'enfin continue à faire prendre l'air à ton monst...ta fille, pardon.